TAVARD

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Daguerréotypeur itinérant

Périgueux Dordogne

Le 12 août 1842, "L’Echo de Vésone" informe ses lecteurs que "M. Tavard, l’un des plus habiles praticiens du daguerréotype que possède la capitale, est en ce moment à Périgueux, où il fait des portraits en 25 secondes et à l’ombre. Les moyens accélérateurs de l’opération photogénique sont employés par lui avec tant d’intelligence et de promptitude qu’il peut, dans une heure, recommencer dix fois le même portrait, si des circonstances atmosphériques ou chimiques s’opposaient à une parfaite réussite. M. Tavard réussit, du reste, souvent, du premier coup, et presque toujours au second. Plusieurs portraits de personnes bien connues ont déjà été faits à Périgueux, et ne laissent rien à désirer. Ayant nous-même expérimenté le daguerréotype, nous comprenons plus que tout autre les difficultés de cette opération sûre et rapide, et nous rendons un sincère hommage aux progrès incontestables que M. Tavard a fait faire à l’art photographique. Sa demeure est maison Laronde, au coin de la route de Bordeaux, au premier." (1) Dix jours plus tard, le journal rappelle à ses lecteurs que "M. Tavard continue à faire merveille dans notre ville, qu’il peuple de portraits au daguerréotype . Rien n’égale la promptitude de l’opération photogénique, réduite par lui à sa plus simple expression. Ce genre de portraits, fort économique, et d’une ressemblance qui ne peut être mise en doute, puisque c’est la reproduction matérielle et mathématique des traits, convient principalement aux groupes de famille..." (2) A la fin de son séjour à Périgueux, Tavard aurait fait plus de 200 portraits soit une dizaine par jour. (3)

Tavard est le premier daguerréotypeur itinérant qui est passé en Périgord trois ans après que Daguerre avait fait des démonstrations publiques de son procédé à Paris en août 1839. Son passage à Périgueux est pour le moment la seule trace que nous ayons conservée de son travail de portraitiste.

Sources :

(1) "L’Echo de Vésone" du 12 août 1842. Consultable en ligne sur le site des Archives départementales de la Dordogne.

(2) "L’Echo de Vésone" du 26 août 1842. Voir supra.

(3) "L’Echo de Vésone " du 31 août 1842. Voir supra.