Louis LAHOUGUE

(1861-1910)
Photographe d'atelier
7 photographies

Lunéville Meurthe-et-Moselle

Louis Gustave Anatole Lahougue naît le 6 avril 1861 à Vernon (Eure) ; fils de Jean-Baptiste Lahougue, jardinier et de Sophie Marguerite Dumesnil, couturière. Louis est dans sa dixième année quand sa mère meurt le 2 janvier 1871. Trois ans plus tard, son père se remarie. Peu après, il aurait confié son fils à son oncle maternel Charles Dumesnil (1836-1917). Celui-ci, après avoir été charpentier, avait commencé, en 1869 environ, une carrière de photographe. En 1872 et 1876, il est recensé à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines). (1)

Quand il passe devant le conseil de révision d’Evreux en 1881, Louis Lahougue est tourneur en bois, domicilié à Paris. En novembre 1882, il commence son service militaire au 26e régiment d’infanterie en garnison à Nancy. C’est là qu’il rencontre su future épouse, Madeleine Schmitt (1862-1918). Puis le soldat Lahougue est affecté au train des équipages, d’abord au 6e escadron à Mourmelon puis au 17e à Montauban. Après avoir passé près de quatre ans sous les drapeaux, il est placé en disponibilité le 24 septembre 1886. Un mois plus tard, le 20 octobre, il épouse Madeleine Schmitt à Toulouse (Haute-Garonne). Son témoin est Charles Dumesnil, photographe, domicilié à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). (2) Après son mariage, Louis Lahougue travaille avec son oncle. Avec ses premières économies, il achète un cheval et une voiture avec laquelle lui et son épouse se déplacent dans toute la France photographiant essentiellement des groupes d’écoliers. Le couple vend aussi des lunettes « pour que les gens puissent mieux voir leurs photographies ». Vers 1888, Josceph Schmitt, le jeune frère de Madeleine, se joint à eux et se forme au métier de photographe.

LUNEVILLE : En 1890, le couple se fixe à Lunéville (Meurthe-et-Moselle). Dans un premier temps, ils vivent 23, rue du Faubourg-de-Ménil chez les parents de Madeleine. C’est là qu’elle met au monde le 3 octobre 1891, une fille prénommée Jeanne. Louis Lahougue est toujours photographe ambulant. En train ou à bicyclette, il se déplace dans les villages lorrains notamment pour « faire les écoles ». En 1891, il achète un terrain sis 40, avenue Voltaire à Lunéville. Il y fait bâtir une maison dans le style d’un chalet recouvert de planches. (3) où il dispose d’un atelier de pose et d’une cabane où il entrepose des décors peints (socles, colonnes…) qu’il fabriquait lui-même. Dans son atelier, placé à l’enseigne « Photographie Voltaire », Louis Lahouge travaille avec son épouse qui l’aide au développement des tirages. En août 1904, ils font construire rue Voltaire une maison voisine de la leur qu’ils mettront en location. Pour financer cet investissement, le photographe travaille énormément au détriment de sa santé. Louis Lahougue meurt le 10 juillet 1910 à l’âge de 49 ans.

Cette notice n’est qu’une synthèse de celle que Louis Quentin, arrière-arrière-petit-fils du photographe, a mise en ligne sur Geneanet https://gw.geneanet.org/quentinl1?lang=fr&n=lahougue&p=louis+gustave+anatole

Notes:
(1) Curieusement, Louis Lahougue, âgé de 15 ans, n’est pas domicilié chez son oncle rue Grande Fontaine à Saint-Germain-en-Laye en 1876.
(2) A Levallois, Charles Dumesnil et sa famille sont domiciliés 46, rue Gravel ; or, au 54 de cette rue, se trouvait l’atelier de Jules David, le grand spécialiste de la photographie scolaire en France et à l’étranger. Il n’est pas exclu que Charles Dumesnil ait travaillé un temps pour lui.
(3) A Saint-Germain-en-Laye, Charles Dumesnil avait placé son atelier à l’enseigne « Photographie du Chalet »