Rechercher une photo, un photographe, un lieu...
Léon LABIERE
(1870-1953)
Photographe d'atelier
La Baule-Escoublac Loire-Atlantique
Fils d’un vigneron, Léon Marie Alexandre Labière naît le 24 juillet 1870 à Feings (Loir-et-Cher). Avant 1890 ses parents s’installent à Mer (Loir-et-Cher), chef-lieu de canton de 4 000 habitants, où ils tiennent une épicerie. Léon y travaille quand il passe devant le conseil de révision. Bon pour le service, il est affecté de novembre 1891 à septembre 1894 au 89e régiment d’infanterie. Entretemps, ses parents sont revenus habiter à Feings où ils sont cafetiers en 1896. Léon, lui, part à Paris. Il est représentant de fabrique quand il épouse le 11 février 1899 à Nouzilly (Indre-et-Loire) Marie Geneviève Métée, fille d’un couple de journaliers. Quatre mois plus tard, le 18 juin 1899, Roger Labière voit le jour au domicile de ses parents rue Bolivar à Paris (20e). La cadette, Marguerite naît le 1er avril 1901 à Paris (18e) ; Léon Labière est négociant. En 1902, il crée une société en nom collectif ayant pour objet la fabrique de confitures, sirops et conserves. Le capital est de 5 000 francs (1) Mais en mai 1903, le tribunal correctionnel le condamne à verser une amende de 25 francs pour tromperie sur la marchandise vendue. (2) En mars 1904, il vend sa société à Legendre. (3) et repart à Feings. Négociant, il fait faillite en 1906 (4) puis est cafetier à la naissance de sa benjamine, Mireille, née l 12 juillet 1907. Léon Labière quitte à nouveau Feings et, après un passage à Montereau (Seine-et-Marne), il ouvre un atelier de photographie à La Baule-Escoublac (Loire-Atlantique). (5)
LA BAULE : Labière fait ses premiers portraits dans la station balnéaire en 1910. (6) La BauleSépia.Il est le premier photographe sédentaire de la commune. En mai 1915, Léon Labière, âgé de 44 ans et père de trois enfants, est mobilisé. Photographe, il sera affecté dans des groupe d’aviation jusqu’en août 1917 et finira la guerre au 65e régiment d’infanterie. Démobilisé le 9 décembre 1918, il reprend son travail. En 1921, son fils Roger et sa fille Marguerite travaillent avec lui. Labière n’a, semble-t-il, pas fait beaucoup de portraits d’atelier préférant se promener dans la ville avec tout son matériel. L’été, comme il se doit, il faisait le portrait de groupes d’estivants sur la plage ; à la morne saison, il photographiait les hôtels et les villas de La Baule dont beaucoup ont disparu. Participant activement à la vie de la station balnéaire, le photographe était secrétaire de la Société des fêtes et de l’Union des commerçants baulois.
Léon Labière est mort à La Baule le 8 février 1953. Ses enfants, Roger et Mireille ont poursuivi l’activité jusque dans les années 70.
Note et sources :
(1) Gallica « La Liberté » du 7 mai 1902.
(2) « La Gazette des tribunaux » du 4 septembre 1903. Paprika -Bibliothèque de l’ Ecole nationale d’administration pénitentiaire https://www.enap.justice.fr/ARCHIVE/19030904.pdf
(3) Gallica « Archives commerciales de la France » du 30 mars 1904.
(4) Gallica « L’Echo du Centre » du 18 janvier 1906.
(5) La commune d’Escoublac prend le nom d’Escoublac-la-Baule au début du XXe siècle puis son nom actuel La Baule-Escoublac en 1962.
(6) La Baule Sépia 1879-1939. Personnalités Bauloises | La Baule Sépia 1879-1939