Rechercher une photo, un photographe, un lieu...
Léon BAROUX
(1897-1982)
Photographe d'atelier
8 photographies
Berck Pas-de-Calais Dijon Côte-d'Or Narbonne Aude
Fils d’une famille bourgeoise d’Arras, Léon Marie Jean Baroux nait le 25 mars 1897 à Arras (Pas-de-Calais). Adolescent, Léon exprime sa volonté d’être photographe ; son père accepte mais lui impose de se former dans une école professionnelle en Belgique. Il y aurait été élève de 1912 à 1914. En août 1914, il est chez ses parents à Arras lorsque la guerre est déclarée. Fin août, l’armée allemande se rapproche d’Arras ; pour évacuer les nombreux blessés, on fait appel aux civils qui possèdent un véhicule. Léon, qui n’a que 17 ans, est volontaire. Pendant quelques jours, il prend le volant de la voiture d’Alexis Baroux, son père, transportant des blessés de Bapaume à l’hôpital d’Arras avec deux laissez-passer français et allemand. Cette mission permettra à la famille Baroux d’échapper à la réquisition allemande, à la grande satisfaction de son père Alexis pour ce pied-de-nez à l’occupant, lors de leur incursion de quelques jours à Arras. La ville est déclarée ouverte pour éviter les destructions. Sous les bombes depuis trois mois, Arras est évacuée. La famille Baroux se réfugie à Doullens (Somme). L’armée française a aménagé à Doullens un petit aérodrome qui fascine Léon, lui qui savait déjà conduire une voiture, rêve de piloter un avion. Le 18 juillet 1915, âgé de 18 ans, il signe un engagement volontaire pour la durée de la guerre au 1 er groupe d’aviation où il suit une rapide formation de mécanicien et non de pilote. En décembre 1915, il rejoint le 2 e groupe d’aviation qui part en Serbie à l’été 1916. Léon Baroux restera un an en Serbie où, écrit-il à son père, « Avec le paludisme et autres maladies, les hommes tombent comme des mouches ». De retour en France en juin 1917, il est affecté à l’escadrille N 65 où il côtoie Charles Nungesser qui lui prête sa voiture. Après l’Armistice, Léon Baroux est promu caporal et part en Allemagne avec les forces d’occupation. Il est démobilisé le 17 septembre 1919. Deux mois plus tard, le 10 novembre, il épouse Madeleine Blanchet (1893-1981) à Amiens (Somme). Le couple s’installe à Berck (Pas-de-Calais) où Léon Baroux débute sa carrière de photographe dans un atelier que son père lui avait acheté.
BERCK : Berck est une petite ville de près de 13 000 habitants mais c’est aussi une station balnéaire de la Côte d’Opale et les estivants y sont, pour les photographes, une clientèle très appréciée. Léon Baroux n’aura guère le temps de s’y faire un nom. Deux ans après son mariage, Léon tombe sous le charme d’une demoiselle, Marie Farjat. Il se sépare de sa femme, quitte Berck et refait sa vie.
EPERNAY : En 1922, Léon Baroux travaille à Epernay (Marne) dans l’atelier d’Horace Robichon qui, comme son père avant lui, signait ses portraits Paulus.
DIJON : En 1924 ou 1925, Roger Duprez lui confie la gérance de son atelier « Art & Photo » à Dijon puis lui cède le fonds de commerce le 1 er novembre 1926. (1) Pendant un quart de siècle, Léon Baroux sera un professionnel réputé. Les Dijonnais de la bonne société et les artistes de passage se font tirer le portrait dans son atelier. Léon Baroux sera aussi un spécialiste de la photographie industrielle (reportage dans les ateliers des Chocolats Lanvin et à l’usine gaz de Dijon…). Suite à son deuxième divorce en 1945, il vend son fonds de commerce en 1949 voire 1950 à M. LambertT qui conservera la signature L Baroux.
NARBONNE : Léon Baroux achèvera sa carrière de photographe à Narbonne (Aude) sans y rencontrer le même succès qu’à Dijon ; le temps avait fait son œuvre, t le développement de la photo amateur bouleverse et désacralise le métier. A la retraite, il exécute les travaux photos pour une dame qui détenait un magasin de photo à Prades au pied du mont Canigou.
Il décède le 20 octobre 1982 à Prades (Pyrénées-Orientales), âgé de 85 ans.
Cette notice n'est qu'une synthèse de la biographie de Léon Baroux rédigée par son petit-fils Jean-Claude Baroux
Source : (1) Gallica "Le Photographe" du 5 avril 1924 et du 5 février 1927.