Jean-François / Emile AST

(1858-1905)
Photographe d'atelier
2 photographies

Mirecourt - Racécourt Vosges Nancy Meurthe-et-Moselle

Fils d’un berger, Jean-François Aast (1) est né le 21 octobre 1858 à Racécourt, un village des Vosges. Il est valet de chambre à Nancy (Meurthe-et-Moselle) quand il passe devant le conseil de révision. En septembre 1879, il rejoint le 92e régiment d’infanterie avec lequel il participera à l’expédition militaire de Tunisie jusqu’à l’été 1883. 

NANCY : Quand il se marie le 30 novembre 1889 à Nancy, Jean-François Aast est photographe, décoré de la Médaille militaire ; son épouse, Joséphine Barbe Hiquily, est tailleuse. L’un de leurs témoins est Ernest Woelflin, photographe à Nancy. Dans sa thèse sur la « Photographie à Nancy au XIXe siècle », Christian Debize nous apprend que Jean-François Ast « exerce d’abord la profession d’employé de commerce, puis photographe au 75, rue Saint-Dizier à Nancy. Local partagé avec Charles Lebon… » (2) Le 9 septembre 1891, le photographe est condamné à 15 jours de prison pour port illégal d’une décoration. (3) C’est sans doute ce qui l’a poussé, à l’été 1891, à partir avec son épouse en Belgique. Leur fils Amédée serait né en 1894 à Saint-Josse-ten-Noode près de Bruxelles.  Après quelques années passées en Belgique, Jean François Ast, désormais prénommé Emile, revient dans les Vosges.

MIRECOURT : Selon l’Annuaire général des Vosges, E. Ast a été photographe rue de la Sous-Préfecture à Mirecourt de 1898 à 1906. (4)

RACECOURT : En 1901, Emile Ast est recensé à Racécourt ainsi que son épouse Joséphine Hiquily et leur fils Amédée. Agé de 47 ans, il est décédé à Racécourt le 22 décembre 1905. En 1906, c'est sa veuve   qui est photographe patronne.  Par la suite, elle rejoindra sa famille à Nancy.  En 1911, elle est couturière et son fils Amédée employé de bureau.

 Notes et sources :

(1) Photographe, il supprimera un A à son patronyme et signera ses portraits Ast.

(2) Citation que m’a transmise Salvatore Sutera-Sardo, historien des photographes lorrains.

(3) Condamnation inscrite sur son registre matricule militaire. (Archives départementales des Vosges – Bureau de recrutement d’Epinal – classe 1878 – matricule 695)

(4) "Patrimoine photographique des Vosges (1870-1950) un héritage pour demain." Catalogue de l’exposition organisée par les Archives départementales des Vosges en 2006.