Henri GRONDIN

(1838-?)
Photographe ambulant.
2 photographies

Fils d’un maçon, Henri Aimé Grondin naît le 3 février 1838 à Château-d’Olonne (Vendée). Le 27 janvier 1869, il est photographe de passage à La Flocellière (Vendée) où il épouse sa compagne Marie Clémentine Barbarit (1838 -). Un mois plus tard, le 24 février 1869, elle met au monde à Châtillon-sur-Sèvre (Deux-Sèvres) une fille prénommée Stella. Sur son acte de naissance, son père signe H. Grondin, phot. et homme de lettres. Après un passage à Paris où Stella, âgée de trois mois, meurt le 11 juin 1869, le couple poursuit ses pérégrinations dans l’ouest de la France. Le lieu de naissance de ses enfants nous permet de savoir qu’Henri Grondin était à La Flèche (Sarthe) en janvier 1872 ; aux Herbiers (Vendée) en octobre 1873 ; au Mans (Sarthe) en mai 1875. En août 1876, alors qu’il est à Bonnétable (Sarthe), il participe à la souscription pour l’envoi d’une délégation ouvrière à l’exposition universelle de Philadelphie. (1) Le 18 décembre 1876, Henri Grondin est absent pour l’exercice de sa profession, quand son épouse met au monde aux Herbiers, une fille prénommée Eva. Grondin a aussi fait un passage aux Sables d’Olonne (Vendée) mais on ignore à quelle date. Les deux derniers enfants du couple naissent à Paris en mars 1878 et mai 1884. Entretemps, les Grondin ont vécu à Vanves (Hauts-de-Seine)) où ils sont recensés en 1881. En janvier 1892, Henri Grondin se fait inscrire sur les listes électorales du 5e arrondissement de Paris et se déclare photographe. Plus tard ou peut-être avant, il avait abandonné sa femme et ses enfants. Le 31 août 1895, le juge de paix du 15e arrondissement atteste qu’Henri Grondin a quitté le domicile conjugal et que son épouse est sans nouvelle de lui. En juillet 1898, on le découvre mourant de faim dans la chambre d’un hôtel parisien. « L’enquête que fit immédiatement le commissaire de police permit de reconstituer les dernières années de la vie du malheureux. Après avoir été un chansonnier distingué, collaborant à la Lice Chansonnière et à plusieurs autres publications, M. Grondin s’était fait photographe et était devenu plus miséreux qu’auparavant. Désespéré de ne pouvoir subvenir aux besoins de sa petite-fille adoptive, morte dernièrement, il tenta de mourir en se refusant à prendre les aliments que lui procurait la charité des voisins. Il est sorti de l’hôpital et les amis de cet infortuné espèrent que son sort, si vraiment digne de pitié, ne tardera pas à être amélioré » (2)

Sources :
(1) RetroNews « Le Rappel » du 21 août 186. Henri Grondin avait donné 1 F ; sa femme, 75 c ; sa fille aînée, 6 ans, 25 c ; sa petite Emma, 4 ans, 25 c ; son fils, Harmodius, 14 mois, 25 c. En tout, 2 F 50.
(2) RetroNews « La Patrie » du 12 août 1898.

Notice mise à jour le 16 octobre 2026.