Louis Fidèle EQUINET

(1870-1942)
Photographe d'atelier

Montluçon - Commentry Allier Tourcoing Nord

Louis Fidèle Joseph Equinet naît le 13 avril 1870 à Mouvaux (Nord) où son père était fileur dans une manufacture textile. Quand il passe devant le conseil de révision en 1894, Louis Fidèle est employé en laine à Roubaix. (Nord). De novembre 1895 à septembre 1898, il est canonnier de 2e classe au 25e régiment d’artillerie en garnison à Châlons-sur-Marne (Marne). De retour à Roubaix, il travaille comme apprêteur dans une filature. Le 7 août 1899, il épouse à Tourcoing (Nord) Angèle Masquelet qui est bobineuse. Le couple légitime leur fils Louis né à Tourcoing le 16 mai 1896. Un deuxième garçon, Henri, voit le jour à Roubaix le 28 avril 1900. A cette date, Louis Fidèle est toujours apprêteur mais il va bientôt changer de métier

TOURCOING : A une date qui reste à préciser, il s’installe comme photographe à Tourcoing. Il opère d’abord place de l’Eglise où il est recensé en 1906 puis, avant 1909, transfère son atelier 53, rue des Mouveaux dans le quartier du Blanc-Seau. Il y travaille à l’enseigne « Photographie du Blanc-Seau ». Début 1914, Louis Fidèle Equinet pouvait croire qu’il poursuivrait sa carrière à Tourcoing jusqu’à ce qu’il prenne sa retraite mais le 3 août 1914 c’est la mobilisation générale. (1) Le 15 octobre, les Allemands occupent Tourcoing où ils resteront quatre ans. Des milliers de Tourquenois quittent la ville. Louis Fidèle Equinet se réfugie à Versailles durant l’été 1915. (2) Ensuite, il part à Montluçon (Allier) où il reprend sa carrière de photographe. C’est son frère, Kléber Equinet (1882-1925) qui lui succèdera à Tourcoing.

MONTLUCON : Le 17 février 1920, quand Louis Equinet, photographe, qui vit chez ses parents à Montluçon, se marie à Roubaix, son père opère dans un atelier 15, rue de la République à Montluçon. Il y est recensé en 1926 et travaille avec son fils cadet, Henri, qui, peu après, partira à Châtellerault (Vienne). L’aîné, Louis, avait déménagé à Commentry (Allier) où son père avait ouvert une succursale. Avant 1931, Louis Fidèle Equinet transfère son atelier 13, rue Barathon. Il est qualifié de photographe patron sur les listes nominatives de 1931 et 1936.
Agé de 71 ans, Louis Equinet est mort à Montluçon le 1er janvier 1942. En 1946, c’est sa veuve, Angèle Equinet née Masquelet, qui est recensée comme photographe au 13, rue Barathon.

Note et source :
(1) Ayant été réformé définitivement, Louis Fidèle Equinet ne sera pas mobilisé.
(2) Gallica « Bulletin des réfugiés du département du Nord » du 31 juillet 1915.