Edouard ALLEVY

(1868-1948)
Photographe d'atelier
3 photographies

Le Mans Sarthe Montreuil Seine-Saint-Denis Saint-Quay-Portrieux Côtes d' Armor Paris Seine

Edouard Louis Allevy est né le 16 décembre 1868 au 23, rue du Faubourg-Saint-Denis à Paris (10e). Son père Alcide Louis Allevy (1824-1891) est "professeur photographe" mais bientôt il ouvre un atelier à cette même adresse. Père de dix garçons nés entre 1852 et 1870, Alcide Louis formera les sept qui ne moururent en bas âge à la photographie. Edouard, le benjamin, travaille d’abord dans les ateliers de ses frères comme tireur-opérateur puis directeur-gérant.

PARIS : Après son service militaire qu’il termine au grade de caporal en novembre 1891, il choisit de travailler à son compte et s’installe au 10bis, rue de la Gaîté dans le 14e arrondissement. Il y restera sept ans. Ayant besoin d’un atelier plus vaste, il achète, en août 1898, au photographe Garcia son fonds de commerce situé juste en face du sien au 11, rue de la Gaité. (1) Comme d’autres collègues, Edouard Allevy s’intéresse au monde du spectacle. Ses portraits d’artistes illustrent la revue "Le Rideau artistique et littéraire. Journal des théâtres". (2) En janvier 1904, il est fait officier d’académie. (3) Nouveau changement d’adresse vers 1903, Edouard Allevy, qui a encore besoin de s’agrandir, emménage au 13, rue d’Odessa. Cet "atelier-modèle comprenant tout le confort moderne" (4) est complétement détruit par un incendie en juillet 1908. (5) Un an après ce désastre, le photographe cède son fonds de commerce à Augustburer. (6) Allevy quitte le 14e pour le 11e arrondissement et reprend en août 1909 l’atelier de Léon Auguste Mulot au 2, boulevard Beaumarchais. (7) Il n’y aurait été actif qu’un an et demi.

MONTREUIL-SOUS-BOIS : En janvier 1911, Maurice Fatras, photographe 28, boulevard de l’Hôtel-de-Ville à Montreuil-sous-Bois lui cède son fonds de commerce. (8) qu’il revendra en 1920.

PARIS - VILLEMOMBLE : En novembre 1920, il est de retour à Paris où il a repris son atelier du boulevard Beaumarchais. Dans une annonce publiée dans « Le Photographe » Edouard Allevy, successeur de Houppé, (9) vante ses « agrandissements et retouches soignés » et précise qu’il se partage entre son bureau à Villemomble (Seine-Saint-Denis) et ses ateliers 12, boulevard Beaumarchais. (10)) En 1921, le photographe son épouse et l’une de leurs filles sont domiciliés rue de Bondy à Villemomble. Dans « Le Photographe », la dernière publicité pour la Maison Allevy est publiée le 5 mars 1923. (11) A-t-il continué à travailler à Paris les années suivantes ?

SAINT-QUAY-PORTRIEUX : On ne sait pourquoi ni à quelle date, Allevy a choisi de s’installer à Saint-Quay-Portrieux (Côtes-d’Armor), port breton de 3 200 habitants. Il n’y est pas resté longtemps. En février 1930, il met en vente ce très bon fonds en progression constante. (12) mais, en définitive, c’est son fils Pierre Achille Allevy (1896-1942) qui lui succèdera. Un mois après le décès de son épouse, Jeanne Laure Plohaye, le 19 août 1930 à Saint-Quay-Portrieux, Edouard Allevy se met à la recherche d’un « petit fonds situé banlieue ou Côte-d’Azur » ; un mois plus tard il élargit sa recherche à Paris ou en province. (13)

LE MANS : C’est au Mans (Sarthe) qu’il poursuit sa carrière. En 1931, il est recensé 209, rue Gambetta où il vit avec sa plus jeune fille ; en 1933, ils vivent au 44, rue des Ponts-Neufs où Edouard Allevy est recensé en 1936.

PARIS : En 1937, Edouard Allevy, domicilié 1, rue Edouard-Jacques à Paris (14e) fait paraître une annonce dans « Le Photographe » : « Retiré des affaires. Je cède à bas pris tout un matériel complet de photo. profess. » (14) Il n’avait pourtant pas cessé de travailler. En octobre 1937, il propose « à des prix très modérés » de faire des travaux d’agrandissements et de retirage de clichés. (15) Ce n’est qu’en 1940 qu’il prend sa retraite. Le 5 mai 1940, domicilié 50, rue Vercingétorix (14e), ayant fermé son atelier et n’exerçant plus il vend à très bas prix son matériel complet (16)

Agé de 79 ans, Edouard Allevy est décédé le 23 juillet 1948 à l’hospice du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne).

Sources :
(1) Gallica "Archives commerciales de la France " du 13 août 1898.
(2) Gallica "Le Rideau artistique et littéraire » n°49 - 1906.
(3) Gallica « Journal officiel de la République française » du 4 janvier 1904. Il sera promu officier de l’instruction publique en janvier 1910.
(4) Gallica "Le Rideau artistique et littéraire » n°49 – 1906.
(5) RetroNews « Le Gaulois » du 21 juillet 1908.
(6) Gallica « Archives commerciales de la France » du 25 septembre 1909.
(7) Gallica « Archives commerciales de la France » du 18 août 1909.
(8) Gallica « L’information photographique » du 1er janvier 1911.
(9) Sans doute G. Houppé, spécialiste des agrandissements, qui s’installa villa des Gobelins (13e) après avoir revendu à Edouard Allevy l’atelier du boulevard Beaumarchais. (Gallica « Le Photographe » du 20 mars 1920).
(10) Gallica « Le Photographe » du 20 novembre 1920.
(11) Gallica « Le Photographe » du 5 mars 1923.
(12) Gallica « Le Photographe » du 20 février 1930.
(13) Gallica « Le Photographe » des 20 septembre et 20 octobre 1930.
(14) Gallica « Le Photographe » du 20 juillet 1937.
(15) Gallica « Le Photographe » du 5 octobre 1937.
(16) Gallica « Le Photographe » du 5 mai 1940.

Notice mise à jour le 28 juillet 2026.